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- Documents de Savoie -
Les évènements de 1848 à CHAMBERY

- Journal de Jean-Baptiste Vernaz
avocat au Sénat de Savoie -


- 12 -
du 4 avril au 6 avril


Mardi 4 avril

A six heures on a commencé à sonner le tocsin, les uns disent à Maché, les autres à la métropole; mais il a été instantanément sonné dans tous les clochers. Toute la population s’est ruée contre ces misérables. On a d’abord pris tous les postes de la ville. C’est le docteur Mollard le petit qui le premier a commencé l’attaque. Ce sont les frères Mollard avocat qui ont les premiers attaqué le poste de la place Saint Léger.

Au cri d’alarme le poste de la poudrière s’est enfui dans la campagne. Le chef du poste de la douane est d’abord allé voir jusque vers la rue du Sénat ce qu’il se passait, en retournant à son poste il a été tué par Greffié d’un coup de fusil, qui lui a fracassé la tête.

Le poste du Château a été pris par les habitants de Maché.

Les postes pris tout le monde s’est porté à la caserne. A l’hôtel de ville Peyssard avait été pris et avait été relâché sur la parole d’honneur de Blard et pour aller donner l’ordre à la caserne de ne pas faire résistance. Cependant des gens ont fait une décharge par les fenêtres d’une douzaine au moins de coups, mais comme ils n’avaient pas osé se mettre en évidence les balles ont porté trop haut et personne n’a été blessé. Alors il s’est engagé depuis la rue une fusillade assez active, qui a duré environ un quart d’heure, avec un petit intervalle entre deux, plusieurs individus ont été blessés dans la caserne. Tout s’est à la fin rendu et on commencé l’emprisonnement par bandes.

La noblesse s’est conduite dans cette affaire d’une manière que je crois peu louable. C’est elle qui a cherché à soulever et à irriter les campagnes. Le fait en lui-même était bon, mais il ne fallait pas répandre de l’argent, et enivrer les paysans et les ouvriers pour chercher à les irriter contre non seulement les personnes réputées républicaines ; mais même contre celles dont le libéralisme est franc et honorable. Quelqu’un m’a dit que le dimanche 2 on avait monté un coup contre les habitués du café Pache, pour engager entre eux une querelle qui aurait pu devenir bien funeste, et que lui avait été averti de ne pas aller ce soir-là à ce café, et qu’heureusement on avait été averti à temps. Il s’y est effectivement vers la tombée de la nuit présentée une bande de tapageurs qui a péroré et fait un bruit infernal, qui a obligé Mme Pache à les chasser et à fermer son café.

Si la noblesse a pu tramer un semblable complot, elle est bien coupable et bien imprudente, car ce sont les personnes qui sont imbues des principes professés en général par les habitués de ce café qui ont sauvé la ville.

Ce qui m’a indigné ç’a été de voir cet affreux Perrin d’Athenaz menant les paysans au cabaret, et les y faisant enivrer. Toute la journée de samedi et dimanche il a été occupé à cela.

A l’extrémité du faubourg Montmeillan la fusillade a été encore plus active. Vers les capucins était un poste d’environ 33 voraces, qui ont fait un feu nourri en se protégeant dans l’entrée des capucins. Ils ont tué un nommé Alisan Nicolas commissionnaire chargeur. Ce n’est que lorsqu’ils ont vu qu’ils étaient tournés par un assez grand nombre de personnes qui avaient passé derrière les casernes qu’ils ont pris la fuite. Toute la guerre a été dès lors finie.

Pendant ce temps on arrêtait dans les maisons tous ceux qui ne s’étaient pas trouvés dans les casernes et tous les chefs. Aucun de ceux-ci n’a échappé, ils ont été traduits dans les grandes prisons. Les autres ont été enfermés dans le manège, l’Eglise de Maché, les écuries de la caserne de cavalerie, le collège et la grenette et gardés par des gardes nationaux.

Le tocsin s’étant répété de province en province, les paysans sont arrivés en bandes nombreuses de toutes les communes environnantes, et ont arrêté en venant un grand nombre de fuyards. A Saint Alban et dans quelques autres endroits on en a massacré plusieurs.

On peut évaluer de 30 à 40 le nombre de morts du côté des prétendus républicains. Les citoyens n’ont perdu qu’Alisan et un paysan de Barbi.

Je rencontrais Greffié vers les dix heures, il avait l’air égaré et légèrement féroce. On lui parla du coup de feu qu’il avait fait. Je remarquais qu’il hésitait dans la manière dont il racontait le fait, si l’individu était armé. Il convint qu’il n’avait qu’un sabre.

Ménabreaz que je rencontrais à la tête d’un détachement qui conduisait des prisonniers était aussi dans un état d’irritation extrême. Je suis porté à croire que ce n’est pas le patriotisme qui animait ces deux messieurs.

A trois heures après midi la garde nationale a été convoquée. Elle a défilé par la ville suivie des bandes de paysans. Le nombre en était si grand que défilant par peloton, en faisant le tour du champ de mars du côté de la chaussée de Leisse, les quatre premiers pelotons revenaient déjà le long du Verney tandis que les derniers étaient encore vers la grenette.

Ce sont les paysans qui ont le plus épouvanté les prisonniers. Les paysans étaient en effet armés d’une manière effrayante, et ils sont cruels peut-être plus en propos que réellement.

Les paysans de Saint Alban se sont montrés les plus cruels. Ils ont tué cinq au moins de ceux qui ont fui de leur côté. On dit il est vrai que les occis avaient fait feu sur les paysans.

Le conseil de ville est rentré de suite en fonction, et cette république n’a duré que 21 heures. C’est un de ces faits qui sont tellement extraordinaires qu’une heure après ils paraissent déjà comme un songe. Il serait difficile de rendre compte des circonstances et des moyens qui ont amené et pu faire réussir pendant quelques heures cette échauffourée. C’est incontestablement la peur et l’incertitude.

Un parti soit un comité républicain mais faible existait je crois à Chambéry. Il a su habilement profiter des circonstances. Au changement de Gouverneur et dans les démonstrations faites lors de la constitution, il a su habilement par le moyen de Lacoste s’emparer du nouveau Gouverneur Mr Olivieri qui parait un militaire ; mais non un homme de tête. Lacoste s’est également emparé du nouvel Intendant, dont il sera toujours difficile de définir le rôle qu’il a joué dans cette affaire.

Lorsque toutes les troupes ont été parties pour la guerre d’Italie, le gouvernement a encore enlevé les carabiniers à cheval, en en laissant que quelques uns, et même une partie des douaniers. Le comité républicain a profité de cela pour répandre le bruit que la Savoie allait être incorporée à la France, qu’il y avait un traité secret à cet égard ; mais que le Roi ne voulait pas avoir l’air de nous voir vendu, qu’il voulait nous provoquer à nous déclarer nous-mêmes en nous abandonnant. Il parait que Lacoste et autres étaient parvenus à inculquer cette idée au Gouverneur. D’un autre côté le comité faisait insérer dans les journaux de Lyon que la Savoie allait se constituer en République, que les troupes françaises marchaient sur notre frontière, bruit qu’il répandait aussi à Chambéry. Il parait même que dans le journal La Presse on aurait fait insérer un article dans lequel ce journal parlait de ces prétendus mouvements de troupes.

Ces bruits et ces menées avaient jeté dans les esprits une grande suspicion, et une grande incertitude sur les intentions du gouvernement sarde. Il a fallu toute la loyauté savoisienne pour que l’on n’ait pas abandonné ce gouvernement.

Cette incertitude était encore augmentée par les paroles et la conduite du Gouverneur. Sa proclamation en partant était un acte clair et précis qu’il nous abandonnait. On disait d’un autre côté qu’il était allé chercher des troupes ; mais on ne savait rien de positif. Il ne faisait rien dire, et cachait même à ce qu’il parait ses mouvements, car on était parvenu à lui inculquer une grande défiance contre tout Chambéry.

La pensée que la Savoie était vendue à la France était un moment devenue générale. Les gens les plus respectables, les magistrats parlaient publiquement de former un gouvernement provisoire. Des listes avaient été faites, et on parlait à tous moments de convoquer la garde nationale pour l’approuver. Le conseil de ville auquel on avait adjoint les capitaines et les lieutenants de la garde nationale le désirait, et il a même été sur le point de provoquer lui-même la mesure.

Ce sont toutes ces circonstances et ces menées qui ont perdu ce pauvre Gouverneur plus à plaindre qu’à blâmer.

Si ces menées ont empêché une première résistance, elles étaient insuffisantes pour assurer le maintien de cette espèce de gouvernement que l’on avait établi. Les chefs l’ont reconnu tout de suite, et le mardi matin ils avaient signé une capitulation par laquelle ils s’engageaient à partir ; mais il ne put en être question attendu que la vengeance du peuple était commencée.

Je crois que les chefs de ce prétendu parti républicain se sont trompés réciproquement. Le comité de Chambéry a trompé les lyonnais sur l’esprit de notre ville et des habitants de la Savoie, qui en l’état ne veulent pas être réunis à la France, à un pays qui se convulsionne sans qu’on puisse prévoir le terme de la crise. Les agents lyonnais ont de leur côté trompé le comité de Chambéry sur l’état et la force de l’expédition qu’ils amenaient. En sorte qu’arrivés à Chambéry, ils se sont respectivement abandonnés, et on a vu de nos républicains aller même au feu le mardi.

Au reste ils sont tous perdus dans l’opinion publique ; car jamais on ne pourra excuser une semblable incartade. Ce n’était pas de la politique, c’était du brigandage.

Pendant la nuit d’hier on a envoyé des express au gouverneur pour hâter son arrivée avec les troupes, en lui expliquant que peu de force suffirait. Il a assez mal reçu d’abord les envoyés, en disant qu’il ne viendrait qu’avec des forces imposantes. Il s’est enfin décidé à partir, et d’Aiguebelle il est arrivé ici à dix heures et demie du soir avec le 15ème régiment d’infanterie et deux dépôts des régiments. Ils étaient précédés par une brigade de carabiniers, et une brigade de douaniers. Une partie des troupes a bivouaqué sous les portiques de la rue de Boigne. Dès Aiguebelle les troupes avaient chargé leurs armes et marché comme en guerre, elles étaient très fatiguées en arrivant, cependant elles ont beaucoup crié Vive Chambéry et d’autres vivats.

Dans l’après-midi il y avait eu une fausse alerte, qui avait remis toute la ville en armes croyant que les prisonniers du manège voulaient s’échapper.

La nuit a été assez tranquille quoique tout le monde ait encore veillé. Seulement vers les neuf heures et demie du soir, on a tiré on ne sait d’où une arme à feu vers la fin de la rue Croix d’or, près la place du théâtre. On a encore cherché et trouvé pendant toute la soirée des individus de la bande qui s’étaient cachés. On a fait des perquisitions dans toutes les maisons, où on a soupçonné qu’ils avaient pu se retirer. Le zèle de la garde est incroyable.

Depuis longtemps je crois, le comité républicain avait préparé cette expédition d’ouvriers. Je me rappelle qu’il y a près d’un mois, le lendemain du jour où les ouvriers chefs avaient été à l’hôtel de ville pour demander de l’ouvrage, je critiquais fortement cette démarche au café Pache, et que Lacoste me répondit : vous ne voulez pas préparer de l’ouvrage aux ouvriers, eh bien que ferez-vous quand il vous en viendra six mille de Lyon ? Il me dit cela d’un air serré.

Tout était donc bien préparé pour cette expédition et pour la faire réussir. Par une insouciance rare la police n’avait aucun renseignement direct et positif sur l’état et la force de l’expédition. Tout s’est reposé sur les rapports du vice-consul sarde de Lyon qui était certainement vendu au parti, et sur les rapports des députations. Or une partie des députés était du parti des arrivants, et aux autres on ne faisait pas voir la troupe. Les chefs leur en exagéraient à plaisir la force et la résolution, à un tel point que Mr Millet de Saint Alban revenant de sa députation dit au conseil de ville qu’il était inutile de résister fussions-nous dix mille, et que cependant il ne parlait pas sous l’impression de la peur.

C’est donc dans cet état d’incertitude soit sur la force des arrivants, soit sur les suites de la résistance relativement aux projets des gouvernements que le conseil de ville prit la résolution de n’opposer aucune résistance.

Aussi bien grand fut le désappointement général quand on vit ce ramassis de chenapans presque sans armes, étant plutôt ridicules qu’à craindre. Ils firent même honte à ceux qui les avaient appelés. Cependant on continua à répandre de fausses nouvelles pour les installer. Ils n’étaient pas encore tous arrivés que je vis le malheureux Blard accourir vers un groupe où j’étais et nous dire que la Savoie était vendue à la France contre quarante mille hommes pour l’armée d’Italie, que cette nouvelle était arrivée par une dépêche télégraphique parvenue à Lyon, dont le double venait d’être envoyé à Dupasquier. Il nous dit de plus répandre cette nouvelle dans le public pour calmer les esprits. Nous fumes un instant surpris par cette nouvelle que je crus d’abord avoir été reçue par les frères Dupasquier, Chapperon qui sont des hommes sérieux ; mais ayant su peu après qu’elle venait de Dupasquier le marchand, nous n’y eûmes plus aucune confiance.

Le comité républicain était tellement parvenu à effrayer et à tromper le gouverneur qu’après la démonstration de vendredi, Duclos et Blard sont allés au Château et lui ont monté une lettre reçue par Duclos portant l’arrivée de 20 000 soldats français sur la frontière. Il se faisait ainsi écrire à plaisir toutes les nouvelles dont il avait besoin.

Mercredi 5 avril

Je suis allé vers les sept heures au manège pour aider à garder les prisonniers. Ils y étaient au nombre de 304. En général ils paraissaient avoir été trompés, ils le disaient ouvertement. Il y en avait seulement un certain nombre qui ne disaient rien. C’était les français de la bande des Voraces et les savoyards honteux du rôle qu’ils avaient joué. Ayant été deux heures de faction dans l’intérieur j’ai beaucoup parlé avec eux. Ils étaient très soumis à la moindre intimation qu’on leur faisait. Ils nous dirent que si on leur remettait les chefs, ils en feraient eux-mêmes bonne justice. Ils s’attendaient disaient-ils à être reçus à bras ouverts. En effet ils avaient des petits journaux de Lyon qui étaient plein de nouvelles les plus absurdes à cet égard.

A onze heures les soldats sont venus nous relever, les prisonniers en ont été épouvantés. Ils ont demandé avec instance de conserver au moins deux gardes nationaux ce qui leur a été accordé.

Pendant que j’étais en faction, Delaye officier du poste est venu lire aux prisonniers une proclamation du prince de Carignan lieutenant général du royaume aux savoisiens. Les prisonniers ont crié en foule Vive le Roi, et ensuite Vive la garde nationale. C’était à étouffer de rire.

Du manège nous sommes allés en armes directement sur la place de la Métropole pour assister à un te deum chanté pour la journée d’hier.

Dans l’après-midi la garde nationale s’étant réunie au Verney, Mr De Quincy est venu la complimenter au nom de la ville. Il a été reçu avec acclamation. Les compagnies ont demandé la réélection des chefs, et il leur a été dit notamment à la nôtre que la réélection aurait lieu. Beaucoup de gens pensent qu’il faut de plus augmenter le nombre des gardes nationaux, en appelant les ouvriers qui le peuvent.

Sur les cinq heures je suis allé avec Rey Alphonse, Guillermin et Douard à l’hôtel de ville pour voir comment et quand les funérailles d’Alisard devaient avoir lieu. Nous y apprîmes qu’elles auraient lieu demain matin, et que sa compagnie seule y assisterait en armes. Nous en fûmes indignés. Rey fit de suite un avis pour convoquer toute la garde nationale en armes, et nous fumes chez Mr De Quincy pour le faire signer. Mr De Quincy nous dit qu’il en avait été décidé autrement en conseil ; mais nous insistâmes fortement, et nous obtînmes sa signature.

J’ai appris que la veille Mr De Boigne avait voulu quitter la ville ; mais qu’il avait été retenu par un officier de la garde Jaune, qui lui avait dit que la peau de lui Mr De Boigne ne valait pas plus que celle d’un autre et qu’il ne fallait pas effrayer la ville par son départ.

Etat des républicains :

Duclos s’est caché pendant quelque temps et a reparu.
Genin est parti.
Dupasquier se cache.
Pallatin parait mais il est bien pâle.
Gottelaud procureur de même.
Parent fils est parti dès vendredi passé sans qu’on l’ait revu.
Lacoste a été arrêté hier soir à Montmeillan et traduit de suite aux grandes prisons où il est au secret. On dit qu’à Montmeillan il a été livré et même menacé.
Blard a fait le malade. On ne le voit pas.

Dans la matinée d’hier pendant qu’on se battait encore on a fait plusieurs visites domiciliaires, notamment chez Duclos, chez Dupasquier, chez Pallatin, chez Gottelaud ; mais on dit qu’on n’a rien trouvé.

On dit seulement que les chefs de Lyon s’étant vu trompés ont remis toutes leurs correspondances de Chambéry et tous les papiers de l’affaire.

Mr Des Ambrois est arrivé ce soir comme commissaire du Roi avec des pleins pouvoirs.

Jeudi 6 avril

A neuf heures a eu lieu l’enterrement d’Alisand avec toutes les solennités possibles. Toute la garde nationale y était en armes. Elle y était au complet, ce qui prouve que nous avions eu raison de forcer les syndics à la convoquer. Le clergé y était en grand nombre. Le conseil de ville y était représenté par une députation.

Il n’y a rien eu autre dans la journée sauf des proclamations de félicitations que l’on retrouve dans le journal.

 


(début du texte)
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(fin du texte)


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